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Marion Maréchal pense que les lycéens sont des « glandeurs » : elle devrait plutôt regarder son activité d’eurodéputée

Marion Maréchal

Alors que les lycéens manifestent et bloquent leurs lycées pour faire entendre leurs droits et leurs voix, les plateaux de télévision sont remplis de politiques qui les critiquent. On y trouve notamment Marion Maréchal (Le Pen) sur LCI ce 6 octobre.

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Marion Maréchal s’attaque aux lycéens : « Nous n’avons pas besoin d’une génération de glandeurs »

Sur le plateau de LCI (puis sur Instagram, en publication épinglée), Marion Maréchal a condamné les émeutiers qui cassent et brûlent dans la rue. Non sans critiquer aussi la récupération du mouvement lycéen par ce qu’elle appelle l’extrême gauche, dont le maire de Saint-Denis Bally Bagayoko (qui n’a pas brûlé de poubelles contrairement à ce que certains ont affirmé). Elle le dit : « N’écoutez pas Bally Bagayoko, n’écoutez pas vos profs d’extrême gauche syndiqués parce qu’ils vous emmènent tout droit dans le mur. » Et ce qu’elle souhaite, c’est que les élèves retournent en classe (dont les plafonds tombent sur eux, où il manque des chaises et parfois où aucun enseignant ne les attend).

La femme politique d’extrême droite en profite pour faire la comparaison avec des élèves d’autres pays : « Vos petits camarades, élèves chinois, singapouriens, ils ont trois fois votre niveau en mathématiques, et eux, ils ne finissent pas à 17 heures (…) Nous avons besoin de médecins, d’ingénieurs, de soudeurs, d’aide-soignants, on n’a pas besoin de glandeurs et de manifestants. » Disons qu’elle n’a pas bien compris, ou pas écouté les lycéens, y compris ceux venant d’Henri IV, de Louis-le-Grand et j’en passe. À l’en croire, elle serait un exemple à suivre. Vraiment ?

Son bilan d’eurodéputée est catastrophique : elle travaille moins qu’un lycéen en grève

En juillet 2025, le Projet Arcadie dressait le bilan de l’activité des eurodéputés français. Le constat était sans appel : « Marion Maréchal figure dans le bas de presque tous les classements. » Les indicateurs disponibles dessinent le profil d’une eurodéputée peu investie dans plusieurs formes centrales du travail parlementaire. Sur la législature 2024-2029, le relevé MEPScore lui attribue zéro rapport comme rapporteure et zéro comme rapporteure fictive ; parmi les élus français, elle se situe au 70ᵉ rang sur 84 pour ce second indicateur. Sa participation aux votes nominatifs atteint 85,1%, un taux inférieur à la moyenne européenne de 86,6% et qui la place au 63ᵉ rang français. Concrètement, elle vient pour voter, et c’est tout.

En bref, il est un peu gonflé de sa part de dire que la génération lycéenne actuelle est « glandeuse » quand elle est l’une des eurodéputées françaises les moins actives au Parlement européen. Et quand elle fait le tour des médias pour sa propre image et son projet politique nauséabond. D’autant plus lorsqu’elle a été dans un parti qui a détourné de l’argent public !

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