le quart d'heure de célébrité

« Le Quart d’heure de célébrité » : Frédéric Pommier raconte les gloires et les scandales éphémères

Avec sa chronique Le quart d’heure de célébrité sur France Inter, Frédéric Pommier dressait le portrait d’un inconnu devenu figure médiatique subitement, le temps de quelques jours à quelques mois. Des chroniques compilées et adaptées dans un livre éponyme, publié en 2020.

Le résumé de Le Quart d’heure de célébrité

« Ce sont des «anonymes» soudain devenus célèbres. Des gens ordinaires que l’actualité a propulsés, parfois malgré eux, sur le devant de la scène. Des héros et héroïnes des temps modernes, des phénomènes, des victimes, des rebelles, des audacieux, des courageux et des courageuses. Une miraculée de l’Himalaya, un chômeur sommé de «traverser la rue», une étudiante qui a tenu tête à son harceleur, un tranquille retraité pris pour un assassin, un sans-papier qui s’est mué en Spiderman, une Bretonne jaune de colère, un écolo qui se perche dans les arbres pour leur sauver la vie… Avec humour et son sens tout particulier de l’humain, Frédéric Pommier raconte leurs histoires. Il raconte aussi notre époque. »

Des portraits humains qui redonnent foi en l’humanité, ou pas

Que ce soit pour parler féminisme, pauvreté, politique ou je ne sais quoi, Frédéric Pommier a le don de toujours retomber sur ses pattes, de toujours trouver foi en l’humanité. Sa plume empathique arrive à nous faire ressentir des émotions pour telle ou telle personne, en quelques paragraphes. Un exercice périlleux qui fonctionne toujours, même avec un ton toujours journalisitique (on était sur France Inter, donc pas le choix). Non sans quelques touches d’humour et de sensibilité.

Mais parfois, il n’y a pas d’humanité à aller chercher et c’est ça aussi qui fait l’essence de Le Quart d’heure de célébrité. On y voit aussi ce que l’humain peut faire de plus sombre. Le tout permet d’avoir une vision de la société, d’ensemble, au fil des portraits.

À quoi ressemblait notre société jusqu’à 2020 ?

On sent aussi que les chroniques sont liées à une partie de l’Histoire (principalement française) et c’est normal ; la chronique était une émission d’actualité. De quoi revivre quelque peu une époque. Il faut dire aussi que certaines chroniques à l’écrit rendent moins bien que lorsqu’elles sont dictées.

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Le problème avec cette succession de portraits, c’est qu’ils deviennent répétitifs. Certaines thématiques apparaissent à plein de moments et son globalement bien réparties, mais il n’empêche qu’on y voit les attaches qu’a Frédéric Pommier avec certaines et c’est tant mieux. Ce qui fait qu’il vaut mieux feuilletter le livre de temps en temps, lire quelques portraits avant de le reposer. Histoire d’aérer la lecture. Ces successions d’anecdotes ont quelque chose de frustrant : on frôle du doigt cette vision macro de la société, sans jamais la toucher. Peut-être que Le Quart d’heure de célébrité aurait dû avoir une section plus analytique, qui remette en contexte ces événements. C’est tentant, mais je ne crois pas que c’eut été souhaitable. Il vaut mieux que cette partie, ce soit nous, les lecteurs, qui l’écrivions dans nos têtes.


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