Woman at War : le combat d’une femme Islandaise pour l’environnement

Woman at War raconte l’histoire d’une femme qui se bat contre l’industrie de l’aluminium en Islande, pour préserver l’environnement islandais. Un film au récit prenant et surprenant.

Le synopsis de Woman at War

« Une femme, cheffe de chœur autour de la cinquantaine, mène un combat solitaire contre la multinationale de l’aluminium Rio Tinto qui tente d’étendre son implantation en Islande. Mais alors qu’elle prépare de nouveaux sabotages de lignes à haute tension, elle apprend qu’une demande d’adoption déposée depuis longtemps a abouti et qu’elle va devenir mère d’une jeune orpheline ukrainienne. »

Wikipédia

Une histoire qui nous emporte facilement

Le récit d’Halla (le personnage principal) peut paraître au premier abord assez inhabituel mais aussi plutôt irréaliste. Très vite, l’humanité d’Halla nous emporte dans l’histoire sans même que l’on ne s’en rende compte. Comme l’a confié le réalisateur Benedikt Erlingsson, Woman at War est avant tout un conte. On rentre rapidement au cœur des problématiques que son combat soulève : celui de protéger sa chère Islande, qui semble se transformer, tant par ses paysages, que par sa nature et ses citoyens. Tout au long du film, on voit Halla tenter de déjouer les plans du gouvernement et des industriels, tout en essayant de mettre la lumière sur le problème écologique. Ce qui n’est pas très facile : ces centrales permettent d’alimenter en électricité les citoyens Islandais, les couper ces couper ces concitoyens d’électricité.

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Une personnification de la bande originale surprenante

Tout au long de Woman at War, la bande originale se manifeste sous la forme d’un groupe de musique composé d’un accordéon, d’une batterie et d’un soubassophone, qui est présent sur les scènes. Il n’intergira qu’une fois avec Halla. Il rythme parfaitement le film et met l’accent sur les scènes et moments importants, un rythme appuyé par le fait que le groupe soit présent dans la scène. On retrouve également à plusieurs moments un groupe de trois femmes formant un chœur. Les musiciens sont là, tels des personnages particuliers du film ; une superbe idée qui mérite vraiment d’être soulignée. Voici l’explication de Benedikt Erlingsson :

« On pourrait dire qu’à chaque fois qu’un musicien joue à l’écran, c’est le réalisateur qui met des guillemets à la séquence, nous rappelle que nous sommes dans une fiction et que derrière ce simulacre il y a un message ou une conclusion que devra saisir le spectateur en s’appuyant sur ce qu’il voit. A travers ce dispositif, je veux arriver à un accord avec le spectateur à propos du type de film dont il s’agit et des lois qu’il respecte. »

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Woman at War, un film original mais à voir

Woman at War n’a pas de genre, c’est un conte, celui d’une héroïne qui a un combat qu’elle doit réaliser à tout prix. Au-delà du récit, les paysages Islandais affichés à l’écran sont d’une beauté et d’une majestuosité époustouflante, des plans très beaux mais qui ne sont pas spécialement appuyés par des mouvements aériens de la caméra ; ils sont là, juste magnifiques. Pour le reste, le film rentre difficilement dans des cases, mais pour autant, tout passe très bien, on n’a pas d’accroc durant la séance !

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