American Psycho : peut-on réellement tuer juste par plaisir ?

Patrick Bateman est un psychopathe, mais American Psycho pose une question : peut-on réellement tuer juste par plaisir ? Dans ce thriller meurtrier fait de sang et de perversité, la riche Amérique s’affiche dans sa splendeur et dans son ombre.

Le synopsis d’American Psycho

« Au coeur des années Reagan, Patrick Bateman est un pur produit de la réussite américaine. Jeune, riche, il est un de ces golden boys qui triomphent à la bourse. Seul le nec plus ultra est digne de lui et il s’emploie à ne retrouver que des symboles qui lui renvoient une image de succès. Il accumule, avec une obsession maladive, les vêtements selects, les relations enviables. Son voeu le plus cher est de se fondre dans cette foule, de trouver sa place au milieu de ceux auxquels il s’identifie. »

Patrick Bateman : le cliché de la réussite sociale américaine

Patrick Bateman a 27 ans, homme cis-genre blanc hétérosexuel, il travaille dans la finance chez Pierce & Pierce, « l’entreprise de papa » et gagne très bien sa vie, vivant aisément en plein New-York. Bref, c’est la personne clichée qui a réussit sa vie aux Etats-Unis dans les années 80. Il a un train de vie assez luxueux, enchaînant les restaurants, bars, clubs, dans des soirées toujours plus grandioses, faites d’alcool, de drogue et de sexe. Il est comme Leonardo Di Caprio dans Le Loup de Wall Street, dans une version un peu plus « légale ». On pourrait se dire qu’il a déjà des vices, qu’on les connaît, mais en fait pas vraiment : American Psycho nous montre que derrière cette façade « parfaite » se cache en fait un psychopathe.

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Un psychopathe qui ne peut s’empêcher de tuer

La première fois où l’on voit ce personnage principal tuer, c’est lorsqu’il assassine de plusieurs coups de couteau un SFR dans une ruelle tard la nuit. On pourrait se dire que ce n’est qu’un « excès » (c’est bien évidemment déjà trop), que ça n’ira pas plus loin, mais en fait non. Petit à petit, poussé par un train de vie infernal entre démesure, travail et vide existentiel et par une démence sans doute « naturelle », Patrick Bateman s’enfonce petit à petit dans une folie meurtrière. Lorsqu’il assassine quelqu’un, c’est toujours en musique, avec ses chansons préférées qu’il diffuse à ses victimes avant, pendant et après qu’il leur ôte la vie.

Il peut de moins en moins s’empêcher de tuer, tuant des innocents et des « coupables » (ils ne sont pas assez coupables pour mourir, mais pas selon le personnage), sans vraiment faire de distinction. Mais alors, peut-on tuer juste par plaisir, pour assouvir ses « pulsions » ?

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American Psycho n’est pas tranché sur la question

Une théorie qui peut se révéler être un subterfuge scénaristique fait qu’on ne peut répondre vraiment à la question et c’est lié à la fin du film. En effet, plusieurs indices (que je ne dévoilerai pas) mettent en avant le fait que tous les meurtres commis par cet American Psycho ne sont en fait que le fruit de son esprit. Il n’aurait alors tué personne : on ne sait alors pas si on peut réellement tuer uniquement par pur plaisir. La notion qui coince ici est celle de la réalité : si ce n’est pas réel, est-ce que ça compte ? D’un autre côté, si ces crimes sont réels dans cette fiction, est-ce que Patrick Bateman est mentalement malade ?

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Une fin (pas meurtrière) qui pose beaucoup de questions

Comme le début du film, la fin d’American Psycho se fait sans meurtres à répétition, chose à laquelle je ne m’attendais pas du tout. En fait, j’ai même plutôt été déçu par la fin du film : je pensais qu’il allait se passer quelque chose, que la tension allait retomber de manière magistrale, mais j’ai davantage eu l’impression qu’elle s’est évaporée. Alors oui, la fin de ce thriller est mystérieuse, on ne sait pas vraiment ce qui s’est passé et on n’a pas beaucoup d’indices sur ce qui se passera.

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En tout cas, American Psycho est selon moi un bon film qui se regarde assez facilement finalement et qui nous prend bien dans l’histoire en nous tenant haleine grâce à une violence et à une tension qui va crescendo. Pour ceux qui souhaiteraient le regarder (si ce n’est pas encore fait !), sachez qu’il est disponible actuellement sur Netflix !

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